Unschooling: nos vrais motivations - la sécurité affective

*Cet article est le premier d’une série d’articles.

Je n’aurais pas pu trouver un meilleur mois pour commencer cette série d’articles. Le mois de novembre est chanceux parce qu’il a droit au défi #30JoursUnschooling (Facebook et Instagram). Simplement, le unschooling est une façon de voir l’éducation qui prend forme dans le quotidien des enfants et de leurs parents.

La sécurité affective

Depuis la naissance de Benjamin, ma mission principale a été de faire en sorte que mes enfants se sentent aimés et aimables. Pour y arriver, j’ai décidé d’être maman à temps plein. J’avoue que mon coeur runnait le show et que je ne faisais que suivre. Comme il n’y a personne d’autre dans le monde qui aime autant mes enfants (à part Patrick), je me voyais comme la personne idéal pour développer la sécurité affective de mes enfants.

Julie rencontre Benjamin, avril 1998.

Julie rencontre Benjamin, avril 1998.

Benjamin rencontre Léo, décembre 2000.

Benjamin rencontre Léo, décembre 2000.

Aimer mes enfants a été ma motivation numéro un. 

Je ne savais pas exactement comment favoriser cette sensation d’être aimé et d’être aimable. Surtout lorsque les enfants avaient envie d’autonomie vers l’âge de deux ans. Mais je savais quoi dire et quoi faire pour provoquer le doute qu’on est aimable. Donc, j’avais un point de référence. Une liste de: à éviter. Ma souffrance a été ma force.

Je voulais offrir à mes enfants quelque chose que je n'avais pas. M’aimer et me sentir aimable. Cette sécurité affective m’a grandement manqué et handicapé. J’étais une petite fille sensible pour qui l’école était une source d’angoisse en plus de diminuer le peu de confiance en moi que j’avais. Même si mes parents m’aimaient, certaines paroles et actions ont eu des impacts majeurs sur la vision que j’avais de moi-même. L’école a juste renforcé ma croyance de ne pas être aimable. 

Les premières années ont été marqué par beaucoup d’introspection pour réussir à me défaire de mes propres croyances sur les enfants et mon rôle de mère. Et aussi à laisser s’exprimer cette douceur que je ressentais lorsque mon regard croisait les leurs. Who am I kidding?! Juste de penser à mes enfants et mon coeur s’attendrit. Même pas besoin de visuel! Et ça été ma force. Prendre cette douceur et la vivre dans ma relation avec eux.

Âge scolaire

Au moment de prendre la décision de faire l’école-maison, la raison principale était de continuer de favoriser la sécurité affective de nos enfants. Malheureusement, au début, je croyais devoir appliquer un cadre scolaire (on était en 2004). Benjamin pleurait devant ses cahiers assis à la table de la cuisine et mon coeur se serrait. C’est une chance d’avoir un premier enfant ayant cette grande détermination à faire respecter qui il est. Il ne se laisse pas conformer, transformer en quelqu’un qu’il n’est pas. 

Léo, en 2004, à l’âge de 3 ans.

Léo, en 2004, à l’âge de 3 ans.

Benjamin, en 2004, quelques mois après notre décision de vivre l’école-maison.

Benjamin, en 2004, quelques mois après notre décision de vivre l’école-maison.

Un jour, j’ai découvert le Unschooling et j’ai été émerveillé de me rendre compte que les enfants peuvent apprendre par eux-mêmes (sarcasme). Ils apprennent à marcher et à parler une langue complexe, mais je n’étais pas consciente que c’était possible par la suite pour les trucs « sérieux ». Pour être honnête, j’avais aussi peur. Après tout, mes enfants sont ce que j’ai de plus important au monde. Je ne voudrais pas compromettre leur développement. Et c’est exactement pour cette raison qu’on a fait l’école-maison version unschooling.

Le unschooling, de par ses qualités est ce qui se rapproche le plus de ma mission première. Unschooling et sécurité affective ne font “qu’un ” pour moi.

Dans ma vision du Unschooling, l’enfant est traité comme un être humain à part entière avec tout le respect qu’il se doit. Et la partie qui m’emballe est cette liberté qu’on offre à nos enfants d’être qui ils sont et de les accompagner sur leur chemin. Notre relation favorisant la sécurité affective permet à mes enfants de voler de leurs propres ailes. Il n’y a pas de plus grande liberté que de sentir qu’on est aimé et aimable juste comme on est. Sans besoin de se conformer à la vision que nos parents ont pour nous. Voici une vidéo que j’ai bien aimée sur la sécurité affective. Il y a des sous-titres en français.

Ils sont grands maintenant

Ces premières années nous ont offert à moi et à mes enfants la construction d’un lien d’attachement solide. Je vois presque au quotidien mes garçons étendre leurs ailes encore plus grandes. Rayonner de la lumière qui est la leur. Dans le respect de qui ils sont et des autres.

 
Benjamin et Léo. Noël 20017.

Benjamin et Léo. Noël 20017.

 

Je constate aussi que lorsqu’on a vécu une relation dans laquelle on s’est sentie aimé, une partie de nous sait que c’est possible. On apporte donc une énergie plus sereine dans nos relations et nos projets. Se sentir aimé est alors un repère plutôt qu’un manque à combler.

Les connaissances et les habiletés peuvent être apprises à n’importe quelle âge, mais la construction positive de soi se construit dans l’enfance et a un impact durant toute une vie. Pour moi, la sécurité affective est une priorité et ce n’est pas le cas dans le modèle scolaire actuel. Entre autre parce l’autorité est la base des relations à l’école et elle ne favorise pas le développement d’une estime de soi solide. Plus sur ce sujet dans la partie 2 de cette série d’articles. 

Abonnez-vous pour être informé de la suite de cette série d’articles.